
Introduction
Platon est né à Athènes dans une famille d’aristocrate qui le destine à la politique, mais sa rencontre avec Socrate en -408 est décisive. Platon est généralement considéré comme l'un des premiers et des plus grands philosophes occidentaux, sinon comme l'inventeur de la philosophie. L’injuste condamnation de Socrate son Maître en -399 par une cité corrompue devient l’inspiration première du disciple qui a son tour devient un Maître.
Ses débuts
Après un exil à Mégare chez Euclide, un voyage en Egypte et à Cyrène, Platon rentre à Athènes et entame la composition de ses premiers dialogues (Apologie de Socrate, Hippias majeur, Charmide…). Platon a ainsi exposé les problématiques fondamentales de la philosophie politique, de la philosophie morale, de la théorie de la connaissance, de la cosmologie ou encore de l’esthétique. Sa pensée est une recherche sans cesse recommencée de réalités immuables (le Bien, le Vrai, le Beau) qui se reflètent dans les changements continuels des réalités sensibles, recherche qui s'oppose aux savoirs traditionnels, aux préjugés et aux opinions des hommes.
A travers les dialogues de Platon, Socrate est dans le rôle du questionneur qui prétend ne pas savoir mais par lequel l’erreur est mise au jour et dénoncée. Puis, Platon s’essaie à la politique en tant que conseiller de Denys l’Ancien. Platon ne tarda pas à déplaire au « tyran » jaloux du philosophe. Il est alors embarqué de force sur un bateau spartiate, capturé, puis vendu comme esclave à l'île d'Égine, alors en guerre contre Athènes. L’un de ses disciples, Annicéris de Cyrène, l’ayant reconnu le sauva en l’achetant afin de lui redonner sa liberté et ainsi, retourner à Athènes en -387, où il fonde l’Académie. Au fronton de l’école, il y a d’inscrit : « Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre. » Il reprend ses dialogues et compose le « Phédon, le Banquet, le Phèdre et la République dans laquelle il rassemble l’essentiel de sa doctrine.
En fin de vie
Platon âgé de 80 -81 ans, est tenté une fois de plus par la politique et tente de s’y adonné mais il échoue à nouveau et s’enfuit une fois de plus pour retourner à Athènes. Il décèdera en -348, après avoir composé une troisième série de dialogues. Et comme la tradition le veut qu’il soit mort en composant un ultime dialogue : Les Lois.
Œuvres
| • Hippias mineur (ou Second Hippias, Du faux) • Ion (De l'Iliade) • Lachès (Du courage) • Charmide (De la sagesse morale) • Protagoras (Des sophistes) • Euthyphron (De la piété) • Gorgias (De la rhétorique) • Ménon (De la vertu) • Apologie de Socrate • Criton (Du devoir du citoyen) • Euthydème (De l'éristique) • Lysis (De l'amitié) • Ménexène (De l'oraison funèbre) • Cratyle (Du langage) • Phédon (De l'âme) • Le Banquet (De l'amour) • La République (De la justice) • Phèdre (Du Beau) • Théétète (De la science) • Parménide (Des Idées) • Le Sophiste (De l'Être) • Politique (De la royauté) • Critias (De l'Atlantide) | • « Lettre VII » • Philèbe (Du plaisir) • Timée • Les Lois (De la législation) • Authenticité douteuse o Premier Alcibiade, (De l'Homme) o Second Alcibiade, (De la prière) o Clitophon o Définitions o Épinomis (Des astres) o Hipparque (De l'amour du gain) o Hippias majeur (ou Premier Hippias, De la beauté) o Minos o Rivaux (De la philosophie) o Théagès (Du savoir) • Œuvres apocryphes : le Pseudo-Platon o Axiochos o Démodocos o Eryxias o De la Justice o De la vertu o Sisyphe |





